La chaîne alimentaire

Aujourd’hui, nous allons vous conter une aventure extraordinaire !

 

Avant cela, une information est nécessaire à sa compréhension : un être humain moyen a besoin de manger 0,8 kg de nourriture par jour, sinon il n’est pas satisfait — nous mettrons de côté les apports journaliers recommandés, on n’est pas des diététiciens, 0.8kg est évidement faux car il faut plutôt compter en calories et non en kg, mais c’est plus facile pour la suite, vous ferez avec, arrêtez de râler —

Mise en situation :
— Bonjour, je mange 0,8kg par jour, je suis très satisfait !
— Bonjour, je mange 0,6kg par jour, j’ai mal au ventre tellement j’ai faim ! *GLOURGL*.
— Bonjour, je mange 1kg par jour, j’ai mal au ventre tellement je suis plein ! *BURP*.

Et maintenant, l’histoire !


Il était une fois, dans le petit village de Frivollage, une population de cent habitants. Ces cent habitants étaient heureux ! Il n’avaient aucun de problème de nutrition, ni même le rythme effréné du travail qui détruit la vie et encore moins de voiture en ville ! C’est vous dire !

En somme, un village idéal, comme on les aime.

L’hymne du village était d’ailleurs “Ouais, on est heureux ! Youpi !”. Hymne chanté à tue-tête à longueur de journée par les chérubins adorés de nos villageois préférés.

Cependant, pour être heureux, il faut tout de même manger — si on ne peut pas, hé bien il faut se forcer — et pour se faire, la commune de Frivollage proposait cent emplacements agricoles de taille équivalente. Tout comme les cent villageois ! Coïncidence ? Aucunement, car chaque parcelle était réservée à un habitant, même les plus jeunes y avaient droit.

Ces emplacements permettaient de produire des céréales, des légumes, des fruits, voire même des épices… ! Tout un chacun pouvait ainsi subvenir à ses besoins alimentaires au long de l’année.

Et la vie passait, frivole et fuyante telle à son habitude.

Quand un jour, un commerçant arriva en ville. Les villageois adoraient le passage des commerçants de voyage qui apportaient toujours des choses nouvelles à goûter ou essayer. Celui-ci, entre autres choses, avait emporté avec lui de la viande, et, gentilhomme qu’il était, la fît goûter aux habitants.

Quel ne fut pas leur surprise :
— Quel délice ! s’écrie Patrick, le secrétaire.
— Tant de gout ! renchéri Hellène, la plombière.
— C’est un régal ! conclue Serge, le facteur.

Surpris par tant de goût et volupté, la plupart des habitants se dirent que manger de la viande plus régulièrement serait fort agréable. Ils réunirent un conseil de village, et toutes les personnes favorables au projet mirent en commun leur parcelle de terre pour nourrir et élever du nouveau bétail. Il va sans dire que seuls les plus riches du village participèrent à ce projet, car en ces temps lointains, une vache valait son pesant en haricots — et une tonne de haricots, ça coûte bonbon ! —.

Ces mêmes villageois étaient heureux de se dire qu’avec leur nouveau bétail, ils pourraient en plus boire du lait et manger du fromage ! C’est ainsi que ni plus ni moins que dix villageois se lancèrent dans cette merveilleuse aventure qu’est l’élevage.

Et la vie continua sa route, frivole et fuyante telle à son habitude.

Au bout de quelque mois cependant, nos dix protagonistes se rendirent compte que leurs seules parcelles n’étaient pas suffisantes à les nourrir. Quel était donc ce maléfice ?

Une parcelle de terre permet certes de nourrir une vache. Mais malheureusement, une vache toute seule ne peut pas nourrir un humain. Contrairement aux céréales et aux légumes, il faut attendre cinq ans pour que la vache ait produit suffisamment de lait et atteint sa taille adulte. “Cinq ans pour un meilleur rendement” disait le dicton.

Mais cinq ans, c’est long…

D’autant plus qu’au bout de ces cinq années, la vache ne produit que quatre cents malheureux kilogrammes de viande. Bien insuffisant pour nourrir Serge le facteur ou Hellène la plombière, qui ont besoin chacun de de presque une tonne et demi de nourriture sur cette période. En d’autre terme de trois vaches et demi chacun !

Les habitant de Frivollage — qui étaient bon en math — arrivèrent au même résultat. Alors, les plus riches achetèrent plus de bétail pour subvenir à leurs besoin. Néanmoins… à raison de trente-cinq vaches, leurs dix parcelles de terre ne suffisaient plus à les alimenter.

Il en faudrait trente-cinq, voire trente si l’on met les vaches au régime. Elles ne s’en plaindraient pas, d’ailleurs, les vaches ne se plaignent jamais.

Comme nos dix amis avaient beaucoup de pouvoir, de par leur richesse et leur force — manger de la viande donne des muscles, et les muscles c’est la force —, ils obligèrent les autres à leur fournir soit une partie de leur parcelle, soit une partie de leur récolte pour nourrir le bétail. C’est ainsi que les quatre-vingt-dix autre villageois se retrouvèrent avec seulement deux tiers de parcelle, ne leur produisant pour manger que 0.53kg de nourriture journalière.

Depuis ce jour, 90% des habitants vivent dans la famine à mourir de la disette, tandis que les dix autres vivent dans l’excès en mangeant de la viande à tous les repas à mourir du cancer du colon.
Tout est bien qui finit bien. <3

Prenons maintenant un village similaire de 7 milliards d’habitants… ha mais je pense que vous connaissez déjà celle-la….


Age_Abattage_animauxCoécrit avec Francesco

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