Les maths du couple

Aujourd’hui essayons de faire une analyse mathématique du couple.
Mais c’est complètement con !
Oui, mais c’est mon blog, je fais c’que j’veux !

Prenons p1 et p2 deux personnes distinctes et c(p1, p2) la fonction de couple.
Par couple, j’entends le couple de manière affective, amoureuse, relationnelle… qui pratique le coït quoi ! Pas le couple mathématique du genre (1,2). Ça ressemble hein ! Mais c’est pas ça…

L’opérateur

Si le couple est une addition, alors
c(p1, p2) = p1 + p2
Ça ne me plaît pas, je veux dire, vous prenez deux personnes lambda ensemble ça fera aussi p1 + p2, aucunement besoin d’être en couple. “Quand je suis avec toi, je me sens comme avec toi”. Trop logique,
la suite.

Si le couple est une soustraction, alors
c(p1, p2) = p1 - p2    ou    c(p1, p2) = p2 - p1
Alors là, gros bordel. D’abord qui soustrait qui ? Ensuite niveau interprétation, ça voudrait dire qu’un des deux retire quelque chose à l’autre… Pas terrible comme image du couple. “Sans toi, je me sens comme complet”. Trop con,
la suite.

Si le couple est une division, alors
c(p1, p2) = p1 ÷ p2    ou    c(p1, p2) = p2 ÷ p1
Même problématique qu’avec la soustraction ! Tout d’abord : qui divise qui ? Et ensuite ça veut dire quoi ? Les talents de l’un affaiblissent les talents de l’autre ou je ne sais quoi… “Le produit de moi-même avec notre couple n’est autre que toi”. Wuuuuuutt ?! Trop absurde,
la suite.

Si le couple est une multiplication, alors
c(p1, p2) = p1 × p2
Ha ! Là y’ a de l’idée. Déjà, le couple est plus important que chacune de ses parties et même plus important que leur somme. p1 et p2 sont au même niveau et s’élèvent mutuellement de manière prodigieuse ! C’est quand même pas mal non ? “Ensemble nous somme plus que tout seul réuni”. Là ça commence à en jeter !
La suite.

Si le couple est une puissance (whoupsy, une “puissance“), alors
c(p1, p2) = p1p2    ou    c(p1, p2) = p2p1
Well, toujours le même problème avec les lois non commutatives : qui élève qui ? Et puis niveau interprétation, ça voudrait dire que l’une des deux partie élève l’autre, donc, l’autre n’as pas sa représentation au sein du couple, elle sert seulement à rendre l’autre plus [insérez un adjectif au choix]. Pas terrible terrible comme définition du couple… Bien que beaucoup d’entre eux soient formés de cette manière. “Avec toi près de moi, je me sens comme décuplé”. Sympa, mais à sens unique…
Ça s’adapterait plus à une relation parent – enfant, ou le parent élève l’enfant… Dawmn ! C’est déjà le cas,
la suite.

Si le couple est une racine, une exponentielle ou toute autre fonction tordu, alors
Vous admettrez que ça devient carrément chiant à interpréter et que ça veut de plus en plus rien dire, ou de moins en moins tout dire. Autrement dit, plus on simplifie moins la fonction, moins on facilite plus l’interprétation donc plus on comprend moins… Arrêtons-nous là.

Les facteurs

À ce stade là, nous sommes tous d’accord que la multiplication est la plus belle représentation du couple avec des mathématiques simples. Bha non, pas forcém… Pour ceux qui ne le seraient pas, tant pis pour vous, ici c’est moi qui écrit.

L’opérateur c’est bien, mais les facteurs… et bha c’est bien aussi !
Comment trouver son âme sœur ? Comment choisir son p2 en étant p1 ou son p1 en étant p2 ? Qui de l’œuf ou de la poule…

D’après les adages, on nous apprend les choses suivantes : “Ceux qui se ressemblent s’assemblent” et “Les opposés s’attirent”. Analysons !

Si “ceux qui se ressemblent s’assemblent”, alors
p1 p2
donc
c(p1, p2) = p1 × p2 ≈ p1 × p1 ≈ p2 × p2 ≈ p12 ≈ p22
Bon… pourquoi pas, le couple serait le carré de l’une ou de l’autre des deux partie. Mais au final rien de nouveau. Autant être en couple avec soi-même, on remplacerait les ≈ par des = ça rendrait le calcul plus lisible. Puis bon, ça donne des couples qui surenchérissent tout le temps, assez pénible. Si on parle politique, une partie seule te diras “Je suis plutôt PS moi”, les deux ensemble te dirons “Nan mais nous, on est carrément trop PS”. On en connait tous des comme ça… Malheureusement.

Si “Les opposés s’attirent”, alors
p1 = -p2 <=> p2 = -p1
donc
c(p1, p2) = p1 × p2 ≈ p1 × -p1 = -p2 × p2 = -p12 = -p22
Déjà plus intéressant ! On garde la notion de carré de tout à l’heure, donc d’élèvement des parties, mais on y prend son inverse… Alors là, certes, il y a du nouveau, mais c’est un peu triste de se dire que son couple c’est l’opposé, au carré, de soi-même. Pour surprendre les amis c’est toutefois intéressant, si on reprend l’exemple politique : un jour, seul, “Oui, alors moi, je serais plutôt MoDem”, le lendemain, en couple, “Nan mais nous, on est carrément trop anarchistes. Hu ! Déstabilisant…


Vachement déçu par ces conclusions, hier, avant de dormir, je réfléchissais — je fais ça souvent — et, je me suis dit, si, et
si on était en couple avec son inverse… alors
p1 = 1/p2 <=> p2 = 1/p1
donc
c(p1, p2) = p1 × p2 = p1 × 1/p1 = 1/p2 × p2 = 1
BIM ! Ça ça pète ! 1, un, l’unité, le “vrai” logique, la complétude, Dieu, l’indivisibilité, le seul nombre parfait d’ordre 1 et mile et une autres spécificités.
Bien que différentes les deux parties s’assemblent pour donner une entité unique et complète. Et ça, je trouve, c’est la classe…
Le “vrai” logique !! Si on reprend l’exemple de la politique : seul “Je suis anarchiste, en couple, “C’est vrai” ! C’est pas génial ? Une unité qui préserve l’intégrité de ses deux parties !
Ouaip… mais c’est qui l’inverse ? L’inverse c’est quelqu’un qui nous apporte tout ce qu’on n’a/n’est pas et à qui on apporte tout ce qu’il n’a/n’est pas. L’inverse c’est quelqu’un avec qui on est complet. L’inverse c’est son complémentaire – je pourrais refaire le même article avec des ensemble —. L’inverse c’est… c’est…

C’est peut être que des maths, mais moi, je trouve ça beau (de cheval).

InverseAmeSoeur

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *