Dans les hauteurs

Notre troisième semaine à Bali débute. Pour ne pas perdre le rythme hebdomadaire, il est temps de changer d’environnement, fini la plage, fini les surfeurs, fini les bières, bonjour les temples, bonjour les cascades, bonjour les singes !

Le fait d’être déjà sur notre liste de choses à faire dans un futur potentiel et que Catherine et Juliette — amis d’enfance du Truand (votre serviteur) — soient sur place met le feu aux poudres des pots d’échappement de nos scooters. Nous voilà partis, une fois de plus, backpacks sur le dos, vacillants au rythme des virages, rebondissants au rythme des culs de poules et pesants sur nos frêles épaules, dans cette traversée Sud → Centre. Une fois la jungle — motorisée — de Denpasar dépassée, nous pénétrons la jungle — naturelle — avant d’arriver dans la ville de Bali, celle que l’on voit sur les cartes postales, le repaire des européens en vacances assoiffés de cultures étrangères.

Ubud est notre destination. Sur les brochures touristique — que nous n’avons pas — vous pourriez lire :

La ville d’Ubud, dans les hautes terres de Bali, en Indonésie, est connu comme un centre d’artisanat traditionnel et de danse. La forêt tropicale du district d’Ubud et les rizières en terrasse, parsemées de temples et de sanctuaires hindous, sont parmi les paysages les plus célèbres de Bali. Les lieux saints antiques incluent Goa Gajah (“la caverne d’éléphant”) et Gunung Kawi, avec ses sanctuaires rocailleux.

La ville Lively Ubud est rempli de centre de yoga et de guérison, de restaurants bio et de galeries. Les musées d’art comme le Neka et l’Agung Rai exposent des œuvres traditionnelles et contemporaines d’artistes locaux et expatriés. Des spectacles de danse traditionnelle balinaise ont lieu dans la cour du Palais Royal. Dans la réserve naturelle de la Forêt des Singes d’Ubud et le complexe de temples, les macaques jouent au milieu des vignes de la jungle et des monuments hindous envahis. Au Sud sont des villages d’artisanat, y compris Mas, connu pour les sculptures sur bois, Celuk, pour les bijoux, et Batubulan, pour les sculptures en pierre.

N’a-ce pas l’air magnifique ? Si !

Sur place, nous dénichons une maison d’hôte bien sympathique et commençons notre exploration. Ce n’est pas plus de trois cents mètres après la porte que nous tombons sur un restaurant dont tous les plats sont à 15 000 rupiahs (1 euro). Nous savons maintenant où manger pour le reste de la semaine ! Nous continuons tout de même un peu plus loin, bien qu’en soit, un lit et une assiette soit tout ce dont nous avons besoin.

La ville d’Ubud respecte nos attentes et nous croisons une multitude de magasins locaux, de restaurants typiques et autre bars exotiques. La présence touristique est cependant notable via l’artisanat produit en masse vendu dans toutes les boutiques, tel que les T-shirts Bali, les pantalons Bali, les statuettes en bois — souvent des verges pour représenter la fécondité — Bali et autres balinaiseries.

Verre soufflé sur bois flotté

Le shopping n’étant pas l’une de nos activités favorites, nous visitons plus particulièrement les différents restaurants et health shops (“magasins de santé” pour les anglophobes) histoire de se faire péter les papilles à coup de sauce satay, de chocolat artisanal avec plein d’épices et de quelques currys d’aubergine. Une fois de plus, en tant que véganes c’est le pied, on nous propose autre chose que des sandwiches salade tomate !

En plein cœur de la cité se trouve la très réputée forêt aux singes. Les touristes bien élevés que nous sommes ont suivis le sentier qui y mène et ont acheté leur ticket d’entrée.

Mère et fils

Pour voir des singes, on voit des singes ! Il y en a partout, qui courent, qui sautent, qui grimpent, qui volent — la nourriture des passant —. Habitués aux humains-sac-à-bouffe ils n’ont pas peur de venir voler une banane dans une main, qui plus est si la-dite main refuse de céder la-dite banane, le singe n’aura pas d’hésitation à la morde (la main puis la banane, faut suivre). Prudence donc. Les plus jeunes n’étant pas encore corrompus par la nourriture gratuite se laissent approcher calmement — la mère moins — et j’ai eu la joie de jouer avec un tout petit, mon doigt dans sa main noire minuscule, profilée comme la mienne, dont les phalanges n’étaient pas plus grosse que des pépins de pomme. J’ai envie de dire TROP CHOUPI !

Une fois le tour de la ville fait et le marché des produits frais locaux testé par mes soins — fruits du dragon, fruits serpent, manges, bananes, cacahuètes… — à cinq heures du matin, il est temps de découvrir les environs.

Au centre de plusieurs jungles Ubud est à une distance raisonnable de grandes rizières, cascades, temples et monts. Nos déambulations nous mènent à un grand temple ceinturé d’un jardin botanique. Nous découvrons des fruits ballons, sorte de boules suspendu à l’arbre semblant flottées en l’air, des arbres de plusieurs dizaines de mètres desquels se prolongent d’interminables lianes et surtout, car temple oblige ; des statues extravagantes. Autre surprise, le temple est interdit aux femmes en période de menstruation. Après recherche il ne s’agit pas d’un cas isolé, dans la religion hindouiste avoir ses règles est considéré comme impur, sympa…

Nous commençons par visiter une rizière en étages des plus renommée de la région. Une fois en haut nous sirotons une bonne noix de coco sous les sons de flûte du vendeur et les bruits aléatoires de l’antenne musicale que vous pouvez distinguer ci-dessous en haut à gauche du chat.

Moment détente avant de rentrer pour cause de pluie. Non pas que la pluie soit froide, mais elle mouille. Nous, être mouillés, on n’aime pas ça. Alors on décide d’aller voir des cascades, au moins on sera au sec.

Plein de photos car c’est vraiment très beau ! Il est temps de rentrer dans notre petit logis situé non loin de la rue principale, histoire de se faire un petit restaurant en compagnie de Juliette et Catherine, vue sur les rizières, une fois de plus.

Elles nous parlent de l’escalade du Mont Batur, le deuxième plus haut de Bali. Le départ s’effectue le matin sous le son d’aucune cloche car à deux heures du matin, on ne fait pas de bruit. La montée débute deux heures plus tard, après avoir parcourus quelques kilomètres dans un bus fou, rempli de français (sans déconner : 8 sur 12 !), s’être désaltéré d’un café sur la route, suivit d’un shot d’Arak — parce que pourquoi pas — re-parcourir quelques kilomètres dans le même bus fou et enfin récupérer sa boite repas avant de commencer l’ascension.

Nous voilà avec notre groupe de six, accompagnés d’un guide en chaussure de rand… tongs, probablement mineur et surexcité, débutant l’ascension. Ça grimpe dur, la voie est accidentée, il y a des rochers partout, on zigzag, il fait froid, il fait noir, j’adore ça ! Aucun sarcasme ici, j’adore vraiment.

“Mais pourquoi s’infliger ça” penseront certains ; en effet, grimper une montagne de nuit à quatre heure du mat’ il n’a pas de quoi enthousiasmer tout le monde. Sauf si, au sommet, on vous promet ça :

L’astre du matin

De suite ça change tout ! Quant à manger son petit dej’ avec en face un panorama qui déroule toute l’île… Ça valait le coup de se lever tôt !

Le mont voisin

Une fois le sommet atteint, il est possible d’aller de l’autre cote de la crête éminente. Normalement non prévu dans la formule que nous avions choisi, nous insistons un peu et c’est parti. Non pas que la vue de l’autre côté soit plus belle, ou que l’herbe soit plus belle, non, notre attention est concentrée sur des fumées qui sortent de la roche. Hé oui, le mont Batur est un cratère de volcan actif ! C’est pas tous les jours qu’on peut voir les flatulences terrestres, alors on en profite, jusqu’à les renifler de très près.

En soufflant au travers un bâton d’encens dans le trou, une réaction se produit libérant quantité de fumée : feel like a dragon !

L’excursion ne s’arrête pas là, alors il est temps d’emprunter le chemin de redescende. Différent de l’aller, nous croisons une horde de singes sauvages qui se dorent la rondelle au soleil levant.

Combien de singes comptez vous sur cette image ?

Ils sont moins habitués aux hommes que ceux de la forêt mais ont tout de même compris l’utilité principale de l’être humain : fournir de la nourriture gratuitement ; ce qui les rend plutôt sympathiques et même tellement a l’aise que l’un d’eux s’est oublié sur Le Bon *rires*.

“Je suis content !” — “Il n’a pas de banane…”

Un fois de retour au niveau de la mer, nous allons visiter une fabrique de café. L’idée n’est pas déplaisante, alternant d’un plant de café à un autre, la visite se passe bien jusqu’au moment où nous passons devant une femme anonyme dont on ne compte plus les décennies, remuant des grains dans un grand wok et portant une attention toute particulière à détourner son visage des spectateurs — nous —. Le guide nous explique qu’il s’agit du processus de torréfaction, ignorant la femme visiblement honteuse d’être exposée dans sa condition. Plus loin, une cage à civette, de deux mètres carrés, sans une herbe, servant à héberger le fameux animal qui mange, digère et évacue des grains de café utilisés par la suite pour faire celui dit Luwak, hors de prix. Entre la femme-objet et l’exploitation animale, la visite n’a plus le même goût… Je ravale mes contestations, impuissant, et goûte les cafés d’essais qui nous sont offerts.

Sacré journée ! Il n’est que quatorze heures, ha bon. Le temps d’une cascade, encore une, on adore ça ! Sur la route, on se fait à nouveau surprendre par la pluie, La Brute en short de bain frôle l’hypothermie avec la vitesse de son scooter, il décide de se rentrer pendant que nous deux autres continuons. Heureusement que pluie fusse, car à sec, cascade point n’y a.

La petite pluie

Nous nous amusons dans les hautes herbes, trempés de bas en haut, Le Bon parce qu’il est un short, Le Truand parce qu’il est tombé a l’eau.

L’aventurier des dimanches une seconde avant la chute

Un fois quelques vidéos imitation aventurier dans la carte SD, on s’est assez marré, on rentre aussi. C’est vrai que ça caille l’eau et la vitesse !

La fin de semaine est proche, nous allons changer de décors et même *musique dramatique* changer d’île ! Si si ! Ni une ni deux, on prend un bus, suivis d’un bateau et nous voila à l’eau… encore ! Direction les îles Gili. Trois naines entre Bali et Lombok, dans l’ordre Gili Trawangan (pour les fêtes et la drogue), Gili Meno (pour les moustiques et le calme) et Gili Air (pour la plongée et les hippies). A votre plus grande surprise, nous choisissons Gili Air !

Un havre de paix et de quiétude nous entoure pendant trois jours, l’île est dépourvue de moteurs à explosion, les sons de la route se limitent aux légers bourdonnements des scooters électriques et cliquetis des chevaux de trait.

L’île d’à cote, accessible à la nage

Nous profitons du lieu pour nous essayer à la plongée avec masque et tuba. Nous croisons une flore marine exceptionnelle pourvue de bancs de poissons bleus brillants, de gros poissons jaunes et bleus, des calamars et même des tortues de mer plus grosses qu’un pneu ! A l’instar d’avec les oiseaux sur les bancs publics, dans le but de se faire ceindre par cette faune multicolore, nous emportons sous l’eau quelques bouts de pain pour nourrir les poissons — au sens propre — de ce monde en trois dimensions.

Laissez libre cours à votre imagination, nous n’avons pas de photos pour cela. En guise de compensation, voici, sous l’eau, un caillou en forme de cerveau.

Caillou en forme de cerveau

Le temps passe lentement sur l’île Gili et trois jours semblent une semaine, le vide c’est aussi le plein.

La route principale

Il est à savoir que les îles Gili sont si petites qu’elle n’habitent aucun commissariat, ce sont en quelques sorte des zones de non-droit — gentillettes — où l’on peut trouver des champignons magiques en vente dans la plupart des bistrots et bien d’autre choses à la demande. Particulièrement présentes sur Gili T, les drogues plus dures le sont moins sur les deux autres îles. Ainsi, nous nous laissons tenter par un fresh mushroom cocktail qui nous suivra le long de l’après-midi, sourires aux lèvres, pieds dans le vents, fesses sur la balançoire en bord d’océan.

La pause temporelle prend fin et nous retournons sur Bali après une mangue cueilli sur l’arbre et quelques minutes d’attentes du bateau me laissant vaquer à ma créativité.

Je suis trop un pirate

Nos quatre derniers jours débutent et c’est au Nord que nous choisissons de les pass…

— Hey ! Pas du tout on n’y est resté que deux jours !
— Heu moi j’y suis resté quatre.
— Bha ouais mais t’étais tout seul, dit pas “nous”.
— Ha oui pardon…

Nos quatre derniers jours débutent et c’est au Nord que nous choisissons d’en passer deux avant de se séparer, Le Bon et La Brute rejoignant Canggu et les copains ; Le Truand préférant la montagne au social.

Durant ces deux jours nous sommes allé voir… des cascades ! À croire qu’il n’y a que ça dans ce pays, c’est surtout qu’en général il s’agit des lieux naturels les plus éblouissants. Nous déposons tout de même nos affaires chez notre nouvel hôte, Papajero, dont la vue de la terrasse ferait rougir un loft au dernier étage.

Avec un petit kopi

Nous remplaçons nos tongs par des grosses chaussures, nos short par des jeans, nous enfilons une veste et c’est parti ! La route pour accéder a la cascade semble s’être faite roulée dessus par un char à chenilles pointues, mais rien ne nous arrête sur nos scooters pas du tout terrain, on saute au dessus des nids de poule, on zig-zag entre les mottes de terres, on cabre dans les virages ! Ha-ha-ha… pas du tout. On roule au ralenti pour ne pas tomber dans les crevasses qui nous entoure, poings serrés sur les freins dans cette pente a 30% où la moindre erreur entraîne la chute. Admirez la maîtrise.

“Sans les mains !”

Sur la photo ça parait propre, mais c’est une illusion. Enfin bref, on ne va pas parler du chemin sur tout son long, car comme on dit, le chemin importe peu, c’est le but qui compte. Non ? Bon.

Dans tous les cas, le but en valait le détour, dans le genre cascade idyllique, nous voilà servis. Au milieu des murs d’herbes et autres fleurs du paradis nous y passons l’après-midi.

Ça calme !

De mon point de vu, le Nord est le lieu le plus beau que nous ayons visité jusque là, entre cette chute d’eau éblouissante et les multiples vues splendides omniprésentes, j’étais comme un enfant devant un livre d’image. Par exemple, de l’autre cote de la rue, en face de notre habitation.

Le jardin

Le soir du départ de mes deux acolytes, nous échangeons avec la femme qui travaille sur place — dont j’ai oublié le nom, honte à moi, disons Ni Wayan — et parle un peu anglais. C’est la première fois que nous échangeons directement avec une personne locale sans intérêt monétaire, c’est très rafraîchissant. Ni Wayan nous raconte sa vie de famille, mariée à 16 ans comme le veux les traditions, à 20 elle élève déjà deux enfants sans électricité lorsqu’elle ne travaille pas pour gagner un salaire proche du SMIC mensuel… sur un an. Son mari travaille loin de leur village natal et à deux ils tentent de mettre suffisamment de côté pour s’acheter une maison. Leurs revenus sont si faibles qu’ils bénéficient d’aide d’État attribuées pour aider les balinais à s’acheter ou restaurer leur maison. Cependant ces aides n’arrivent jamais à destination, détournées par toutes les institutions à travers lesquelles elles passent ; n’oublions pas que Bali fait partie de l’Indonésie, l’un des pays les plus corrompu du monde. Ni Wayan nous explique qu’elle sait son rêve de logis bien loin, alors ses offrandes quotidiennes sont accompagnées d’une prière attendant un miracle.

Elle nous raconte tout cela sur le ton de la conversion, riant un peu en s’excusant de son anglais approximatif, au final, Papajero est sympathique et paye correctement, elle s’entend bien avec ses collègues donc ne va pas travailler à reculons. Le bonheur ne dépend pas de l’environnement, c’est un choix. Alors on allume un feu, on sort les xylophones dont “Seulement Papajero en joue bien” et Le Bon s’y essaie. Puis on va se coucher.

Le matin une douce mélodie sort des deux enceintes sur la terrasse, La Brute et Le Bon enfilent leur sacs et enfourchent leurs scooters respectifs, quant à moi je reste là pour continuer mon bain sensoriel.

Non loin de la maison, j’ai découvert d’autres cascades jaillissantes des entailles de la Terre, un arbre aux esprits trop grands pour mon petit appareil photo, des jungles monstrueuses, un café Luwak dont les grains sont récoltés à même le sol dans la forêt…

Les températures fraîches, le calme, la solitude et les décors me ressourcent durant ces deux jours avant de me retirer pour rejoindre mes compères, direction l’aéroport. Je laisse la parole au Bon pour savoir ce qu’il s’est passé de l’autre coté de la région.

Quand à moi, je m’arrache !

 

Nous voilà partis, La Brute et moi-même, après un dernier coup d’œil à notre fabuleuse terrasse, un dernier salut à Ni Wayan et Papajero et un dernier demi-tour après deux minutes sur la route parce que nous avions oublié une quelconque affaire.

Nous avions dans l’idée de passer notre dernière soirée sur cette petite île hindoue en compagnie des copains, à Canggu, mais pas avant d’avoir exploré un petit peu plus cette magnifique région qu’est le Centre-Nord de Bali. Nous nous sommes donc levés tôt ce matin de l’avant-dernier jour “Hé Thomas, demain, debout à huit heure ! — Heuuu… huit heure et demiii ?” pour avoir le temps de voir sur notre chemin, vous l’avez deviné… une cascade !

Armés de nos puissants véhicules, nous nous élancions sur la petite route qui serpente, en descente raide, sur le chemin des chutes d’eau. Le frêle… hum… puissant scooter accélérait sous l’effet de la pente, le sac-à-dos vacillait lourdement sous l’effet des virages pris un peu trop rapidement, les indonésiens, moins réticents que nous à l’idée de lâcher le frein, nous dépassaient en trombe… bref, l’adrénaline montait, c’était le pied !

Une fois arrivés et garés à notre destination, GitGit Waterfalls, nous avons gentiment décliné l’offre de deux indonésiens qui nous assuraient qu’un guide était indispensable pour profiter pleinement des chutes (hum-hum), et entamions notre marche… sans guide.

Nous passons par un chemin étroit sur lequel débordent les plantes tropicales, puis par une baraque où l’on nous demande de participer a l’entretien du lieu via une somme modique — pour nous du moins — et enfin finissons par apercevoir les différentes chutes de GitGit, reliées par un cours d’eau qui tente laborieusement de se frayer un chemin dans cette dense jungle. Mais voyez plutôt :

La balade était magnifique, bien qu’écourtée à cause d’une de mes chevilles que je m’étais foulées la veille. Nous remontâmes donc au parking, puis sur nos scooters, dont nous avons fait rugir les moteurs pour nous élancer vers Canggu, à l’autre bout de l’île… Quand des trombes d’eau ont commencé à nous tomber sur le casque. La pluie, tantôt diluvienne, tantôt fine, nous a suivi sur une bonne moitié du chemin, et c’est tout dégoulinants que nous avons fini notre route.

Nous sommes passés, en chemin, par le col d’une montagne où, au milieu de la brume et sous le crachin, un temple s’est soudainement dressé devant nous…

Flippant !

De retour à Canggu, nous sommes immédiatement retournés voir notre ancienne hôte, toute ravie et même émue de nous voir revenir chez elle à l’improviste. Allez hop, un kopi kopi pour fêter ça ! Nous avons également retrouvé Maya, l’étrangère vivant ici, qui avait dans l’idée d’ouvrir une école de photographie et nous a invité à son premier cours expérimental, assis en tailleur dans la pièce commune de l’habitat. Autant vous dire que j’étais bien content de ces retrouvailles !
L’après-midi avançait, et arriva le temps de rejoindre Laurette, Tim et Solène au bar en bord de plage, pour notre dernière soirée à Bali ! Je n’ai pas pu résister et ai sauté sur une planche de surf, aux côtés de Solène, pour profiter une dernière fois des vagues balinaises. Le soleil a profité de ce moment pour aller ce coucher, nous avons alors pu admirer ses rayons orangés emplir le ciel, assis sur notre planche et ballottés par les vagues de l’océan. Moment d’un calme rare.

Allez, quelques dernières vagues dans l’obscurité du crépuscule, puis nous avons rejoint le bar pour profiter tous ensemble de quelques bières. Le lendemain, jour de départ ! Un au revoir à nos hôtes, un au revoir aux copains, puis nous enfourchions notre bécane pour aller faire un bonjour au Truand. Direction l’aéroport, nous allons enfin quitter cette île maudite ! *rire*

Au revoir Bali !

3 Comments

  1. brigitte en BILCOT

    pas de nouvelles bonnes nouvelles ? Bises Brigitte (maman de la brute !)

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    1. hen-sen (Post author)

      On a comme qui dirait un léger retard sur les articles haha.
      Mais oui, tout se passe bien !
      De mon côté je suis déja de retour en France. Quand à Damien et Thomas, ils vivent dans leur van 4 étoiles en Australie où ils ont trouvé du travail au Nord de Sydney.
      Damien à une amoureuse, Thomas un petit chat, tout roule !

      Reply
  2. brigitte BILCOT

    merci Florent!

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